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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 17:41

Comme tu comprers tout à l'envends

Et qu'ça m'embête

Dorénavaire, je vais tout fans

Sans queue ni tête

P'tet qu'en caché la véritant

Dans ces voyelles

Elle aura l'ter de t'arrivemps

A la cervelle.

C'est kiradon,

mais mon amaime, je t'our

 C'en est assu, j'en ai plein le ké

De tes silences

Dois-je y trouvu comme un déber

D'indiférence ?

J'préfère pensal que t'as du mé

Ne te déplaises

A intégrale les lois normer

D'la langue française.

C'est kiradon,

mais mon amaime, je t'our

J'te fais la casse sans que tu me four

La moindre avance

Mes mots d'amasse, j'me les ramour 

J'les lance

Mais tout amite a ses limour

 Et moi de même

Fais gaffe qu'un jitte,je ne te cour

 Même si tu m'aimes. 

C'est kiradon

mais mon amaime, je t'our

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:11

... SUR LA LANGUE
COMME UN GOUT DE MANGUE
UNE ENVIE D'AMOUR...
 


 

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
Je suis bien le même
Qui te dit je t'aime
Mais de temps en temps
Je suis dans la lune
Couché dans les dunes
Ou les pieds dans l'eau
Certains jours de fête
Il y a dans ma tête
Un petit vélo

J'ai vécu d'eau fraîche
De pommes et de pêches
Dormi comme un roi
Construit des cabanes
Adoré Peau d'Ane
Et Robin des Bois
J'ai dit des bêtises
Porté des valises
Fait tous les boulots
Donné ma parole
Perdu la boussole
Et bu au goulot

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
Je suis bien le même
Qui te dit je t'aime
Mais de temps en temps
Un oiseau se pose
Il y a quelque chose
Un air de lilas
Je rêve en plein jour
Au coin du faubourg
Je ne suis plus là

J'ai couru le monde
Les îles de la Sonde
Et les pays froids
Découvert mon âme
Le parfum des femmes
Et les draps de soie
J'ai pris quelques tasses
Mangé des limaces
Appris à nager
La vraie vie me soûle
Je suis dans la foule
Comme un étranger

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
J'ai aimé la mer
L'ocre et l'outremer
Le sable et le vent
Marché dans les ronces
Cherché des réponses
Au bord du chaos
J'ai vu le Népal
Le ciel du Bengale
Et Curaçao

Je suis dans la lune
Couché sur les dunes
Ou les pieds dans l'eau
Certains jours de fête
Il y a dans ma tête
Un petit vélo
J'ai fait le voyage
Des gens de mon âge
Plus d'un demi-tour
Et j'ai sur la langue
Comme un goût de mangue
Une envie d'amour.

 

Paroles et Musique: Gilbert Laffaille

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 17:48

J'enfume, j'aboie, je crépite
Je change en colliers les pépites
Je rends tous les astres envieux
Qu'a dit le feu

Je caresse, je noie, je lèche
Je m'éponge, me bois, me pêche
Je porte le ciel sur mon dos
Qu'elle a dit l'eau

Je brûle la peau des forêts
M'est arrivé de dévorer
Le grain d'un épi de cheveux
Qu'a dit le feu

J'ai dessiné un million d'îles
J'ai ressuscité des fossiles
J'ai inventé les caniveaux
Qu'elle a dit l'eau

J'effraie, je brûle, j'incandescente
D'une ville, je fais des cendres
En lui adressant mes bons vœux
Qu'a dit le feu

Rien qu'une goutte sur tes bûches
Un petit crachat de ma cruche
Un pleur et je te fais la peau
Qu'elle a dit l'eau

On crie mon nom au pas de tir
J'ai conduit des gens au martyr
En arrachant leur moindre aveu
Qu'a dit le feu

J'irrigue, je fais plus mon âge
Je rudoie parfois les barrages
J'écris des chansons pour Léo
Qu'elle a dit l'eau

Je suis rouge, je sens le pain
J'ai mis cent étoiles au tapin
En fait, je fais ce que je veux
Qu'a dit le feu

J'illumine les aquarelles
J'ai inventé les arcs-en-ciel


Et le pompon des matelots
Qu'elle a dit l'eau
                                                                   
Tu brilles pas par tes arguments
Mais pardonne-moi si je mens
Quand je suis feu doux, je suis bleu
Qu'a dit le feu

Je ne suis pas une lumière
Et moi qu'on appelle la mer
Je suis que l'écho d'un ruisseau
Qu'elle a dit l'eau

Le soleil est tombé en larmes
Quand l'eau y a déclaré sa flamme
C'est la première fois que je pleus
Qu'a dit le feu

Cent fleuves ont replié leurs bras
Sous les pluies mouillées de leurs draps
La nature a bien du culot
Qu'elle a dit l'eau

 

 

ALLAIN LEPREST : " Qu'as dit le feu, qu'elle a dit l'eau " extrait de l'album " quand auront fondu les banquises "

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 11:12

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 13:18

ICI

Ici, les rues sont vides et les maisons sont vieilles.
Il n'y a que les chiens qui se chauffent au soleil,
Pas de néons qui brillent ni de boîtes à la mode
Et tu rentres chez toi sans composer de code.

Ici, ça sent la terre et le miel de forêt
Et les hommes se saluent en touchant leur béret.
La mairie, c'est l'école et la poste est en face.
Il y a juste une cabine et personne ne la casse.

Ici, on coupe du bois si on veut se chauffer
Et on joue au billard dans la salle du café.
T'as encore quelques vieux qui s'éclairent au pétrole
Mais t'as aucun gamin qui s'éclate à la colle.

Ici, c'est tout petit, oh c'est pas l'Amérique,
Pas de mur antibruit ni de périphérique.
Y'a pas de cages à poules ni de tours en parpaings.
Ici, dans les clapiers, on y met les lapins.

Ici, on vit le jour et on voit les saisons
Et on entend la pluie sur les toits des maisons.
Ici, on dit "bonjour", "au revoir" et "merci".
Si on ferme l'école, qui pourra vivre ici?

Ici, c'est les girolles qu'on ramasse à la pelle,
Pas les boîtes de "mac do" à côté des poubelles.
T'as pas de croix gammées sur les murs de béton
Ni de types dans la rue, couchés sur des cartons.

Ici, les rues sont vides et les maisons sont vieilles.
Il n'y a que les chiens qui se chauffent au soleil,
Pas de néons qui brillent ni de boîtes à la mode
Et tu rentres chez toi sans composer de code...

 

Gilbert Lafaille.

www.frmusique.ru/texts.htm

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 19:47
Regarde là, ma ville.
Elle s'appelle Bidon,
Bidon, Bidon, Bidonville.
Vivre là-dedans, c'est coton.
Les filles qui ont la peau douce
La vendent pour manger.
Dans les chambres, l'herbe pousse.
Pour y dormir, faut se pousser.
Les gosses jouent, mais le ballon,
C'est une boîte de sardines, Bidon.

Donne-moi ta main, camarade,
Toi qui viens d'un pays
Où les hommes sont beaux.
Donne-moi ta main, camarade.
J'ai cinq doigts, moi aussi.
On peut se croire égaux.

Regarde là, ma ville.
Elle s'appelle Bidon,
Bidon, Bidon, Bidonville.
Me tailler d'ici, à quoi bon ?
Pourquoi veux-tu que je me perde
Dans tes cités ? A quoi ça sert ?
Je verrais toujours de la merde,
Même dans le bleu de la mer.
Je dormirais sur des millions,
Je reverrais toujours, toujours Bidon.

Donne-moi ta main, camarade,
Toi qui viens d'un pays
Où les hommes sont beaux.
Donne-moi ta main, camarade.
J'ai cinq doigts, moi aussi.
On peut se croire égaux.

Serre-moi la main, camarade.
Je te dis : "Au revoir".
Je te dis : "A bientôt".
Bientôt, bientôt,
On pourra se parler, camarade.
Bientôt, bientôt,
On pourra s'embrasser, camarade.
Bientôt, bientôt,
Les oiseaux, les jardins, les cascades.
Bientôt, bientôt,
Le soleil dansera, camarade.
Bientôt, bientôt,
Je t'attends, je t'attends, camarade.

Claude Nougaro

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 19:13

" ...une des taches essentielles de la littérature, et ce qui la rend irremplaçable : surmonter cette solitude qui nous est commune à tous et cependant nous rend étranger les uns aux autres "

Simone de Beauvoir : " Tout compte fait "  ( Lire, n° de février 2008 )
 

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 19:12
http://

La nuit dormait dans son verseau,
les chèvres buvaient au rio
nous allions au hasard,
et nous vivions encore plus fort
malgré le frette et les barbares.

Nous savions qu'un jour ils viendraient,
à grands coups d'axes, à coups de taxes
nous traverser le corps de bord en bord,
nous les derniers humains de la terre .

Le vieux Achille a dit:
"À soir c'est un peu trop tranquille .
Amis, laissez-moi faire le guet.
Allez! Dormez en paix!"

Ce n'est pas le bruit du tonnerre
ni la rumeur de la rivière
mais le galop
de milliers de chevaux en course
dans l'œil du guetteur.

Et tout ce monde sous la toile
qui dort dans la profondeur:
"Réveillez-vous!
V'là les Yankees, v'là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V'là les Gringos!

Ils traversèrent la clairière
et disposèrent leurs jouets de fer .
L'un d'entre eux loadé de guns
s'avance et pogne
le mégaphone.

"Nous venons de la part du Big Control,
son laser vibre dans le pôle,
nous avons tout tout tout conquis
jusqu'à la glace des galaxies

Le président m'a commandé
de pacifier le monde entier
Nous venons en amis .

Maint'nant assez de discussion
et signez-moi la reddition
car bien avant la nuit,
nous regagnons la Virginie!"

V'là les Yankees, v'là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V'là les Gringos!

"Alors je compte jusqu'à trois
et toutes vos filles pour nos soldats
Le grain, le chien et l'uranium,
l'opium et le chant de l'ancien,
tout désormais nous appartient
et pour que tous aient bien compris,
je compterai deux fois
et pour les news d'la CNN:
Tell me my friend,
qui est le chef ici?
Et qu'il se lève!
Et le soleil se leva.

Hey Gringo! Escucha me, Gringo!
Nous avons traversé des continents,
des océans sans fin
sur des radeaux tressés de rêves
et nous voici devant vivants, fils de soleil éblouissant
la vie dans le reflet d'un glaive

America, America.
Ton dragon fou s'ennuie
amène-le que je l'achève.
Caligula, ses légionnaires,
ton président, ses millionnaires
sont pendus au bout de nos lèvres.

Gringo! t'auras rien de nous
De ma mémoire de titan,
mémoire de 'tit enfant:
Ça fait longtemps que je t'attends.
Gringo! Va-t-en! Va-t-en
Allez Gringo! Que Dieu te blesse!

La nuit dormait dans son verseau,
les chèvres buvaient au rio,
nous allions au hasard
et nous vivions encore plus fort
malgré le frette et les barbares.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 19:38


Dehors, les rues sont pleines de vitrines
Y a des Noël qui te fascinent
Les gens achètent et s'imaginent
Que ça les rend heureux
Nous deux ont est loin d'être millionnaires
On mange de tout on vit par terre
Mais le bonheur est pensionnaire
Chez nous depuis toujours

Chez nous, ça sent la soupe et le bébé dormant
Les disques pleurent car on les joue souvent
Nos chiens sont fous mais pas du tout méchants
Chez nous, la porte reste ouverte jour et nuit
Il y a toujours un plat de spaghettis
Et du café tout chaud pour les amis

Ici, le capital c'est la tendresse
On va puiser notre sagesse
Dans le silence des caresses
Alors, les grands discours les belles paroles
Tous ces slogans qui vous cajolent
Le rhytme fou des villes folles
Ça colle pas chez nous

Chez nous, on règle l'heure au bruit de nos voisins
Et dans les murs y a pas un clou qui tient
Mais les belles nuits passées sur un bouquin
Chez nous, le mot bonjour veut dire vraiment bonjour
On se dispute à coups de mots d'amour
On dirait pas qu'on vit dans une tour

Chez nous, ça sent la soupe et le bébé dormant
Les disques craquent car on les joue souvent
Nos chiens sont fous mais pas du tout méchants
Chez nous, la porte reste ouverte jour et nuit
Il y a toujours un plat de spaghettis
Et du café tout chaud pour les amis

Et puis quand la tribu rejoint les oreillers
Je sors ma planche, ma plume et mes papiers
Allez mon vieux ! c'est l'heure de travailler !

 

texte de monsieur herbert pagani : "chez nous "

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  • : Le Lecturamak - 2021 Centenaire Georges Brassens
  • : "Nous serions pires que ce que nous sommes sans les bons livres que nous avons lus ; nous serions plus conformistes, moins inquiets, moins insoumis, et l'esprit critique, moteur du progrès, n'existerait même pas. Tout comme écrire, lire c'est protester contre les insuffisances de la vie." Mario Vargas Llosa. Discours du Prix Nobel" Je pense que nous n'avons pas de meilleure aide que les livres pour comprendre la vie. Les bons livres, en particulier. C'est la raison pour laquelle je lis : pour comprendre de quelle façon je dois vivre, et découvrir qui sont les autres, dans le secret d'eux-mêmes " Benjamin Markovits : extrait d'entretien pour Transfuges n° 31 juin-juillet 2009
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