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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 14:22

 

 

Un vingt-deux septembre au diable vous partites,

Et, depuis, chaque année, à la date susdite,

Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...

Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,

Plus une seule larme à me mettre aux paupières:

Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

 

 

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,

Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle

Et me rompais les os en souvenir de vous...

Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,

L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:

Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

 

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,

Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte

Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...

Que le brave Prévert et ses escargots veuillent

Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:

Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

 

 

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,

J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles

Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...

Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,

Les regrets éternels à présent me dépassent:

Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

 

 

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste

Ne traversera plus l'équinoxe funeste

En battant la breloque en souvenir de vous...

Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,

A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:

Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

 

Et c'est triste de ne plus être triste sans vous

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 22:53

Cher monsieur, m'ont-ils dit, vous en êtes un autre "

Lorsque je refusai de monter dans leur train. 

Oui, sans doute, mais moi, j'fais pas le bon apôtre, 

Moi, je n'ai besoin de personn' pour en être un...

 

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on

Est plus de quatre on est une bande de cons.

Bande à part sacrebleu c'est ma règle et j'y tiens.

Dans le nom des partants on n'verra pas le mien..."

 

Georges Brassens, extrait de "Le pluriel", 1966

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 18:08

" Je sais ta bouche sur ma bouche                   

je sais tes yeux, ton rire , ta voix

je sais le feu quand tu me touches

je sais l'empreinte de ton pas

je saurais sur moi dévêtue, 

entre mille, quelle est ta main nue

mais simplement, dire je t'aime

je ne sais pas, je ne sais pas...

 

Rien n'est plus bête qu'une chanson déshabillée de sa musique, et j'ai un peu honte de ces paroles que je trouve simplettes. Pourtant cette chanson là, je l'ai faite pour vous, vraiment. Chaque mot, chaque note vous est destiné.

( La musique est sur le magnéto. Je ne sais pas très bien dire bon anniversaire. Je ne comprend  pas très bien ce que cela veut dire)...

S'il devait se présenter qu'une autre ou qu'un autre veuille cette chanson, je ne la donnerais jamais. "

 

Barbara, en 1963: Lettre d'amour à Luc Simon, qui deviendra une chanson. Quasiment mot pour mot, elle l'enregistrera l'année suivante sur son premier album.

Dossier Télérama du n°3534, du 04/10/2017

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 11:26

" Aujourd'hui , je suis très opposée au féminisme à la façon d’Élisabeth Badinter. Je réprouve la bataille laïcarde. Je suis contre la loi contre le voile. Pourquoi interdire aux femmes de s'habiller comme elles le veulent ? Pourquoi imposer ? C'est le contraire de la liberté, d'un vrai féminisme... Connaît-on la proportion des femmes qui choisissent de le porter et celles à qui on l'impose ? Et les femmes occidentales, sont-elles sûres d'avoir choisi tout ce qu'elles font ? Ces femmes qui ont l'arrogance de décider de qui est libre ou pas, le sont-elles elles-mêmes ? Sont-elles entièrement émancipées ?...

Je pense aux paroles d'une chanson d'Alain Souchon, Poulailler's Song : " Dans les poulaillers d'acajou /Les belles basses-cours à bijoux /On entend la conversation d'la volaille qui fait l'opinion, " Et ce qui gagne dans les " poulaillers d'acajou", c'est l'islamophobie, la haine de l'autre. Depuis des années maintenant...

Annie Ernaux : extrait d'entretien pour le magazine Politis n°1398, Avril 2016

https://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Ernauxhttp://

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:03

D'avoir vécu le cul
Dans l'herbe tendre
Et d'avoir su m'étendre
Quand j'étais amoureux
J'aurais vécu obscur
Et sans esclandre
En gardant le cœur tendre
Le long des jours heureux
Pour faire des vieux os
Faut y aller mollo
Pas abuser de rien pour aller loin
Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu
Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 18:08

 

" Comme si on ne le murait pas dans l'hypocrisie, le vieillard en qui tout se fait débâcle, et dont on exige toujours qu'il soit bien tenu ! Comme si tout le monde ne se liguait pas - et les siens plus durement que les autres - pour l'empêcher de parler de ses petits malaises  dont il va mourir bientôt. Il en a pourtant envie. Il en a pourtant besoin quelquefois. Et ce ne sont pas des malaises imaginaires. On parle autour de lui, on lui parle comme si de rien n'était : héritages, soucis de famille, dividendes, mariages, procès en cours, affaires courantes. Comme si les affaires pour lui pouvaient continuer à courir, pouvaient espérer le rattraper où il va ! Parfois - de plus en plus souvent - il se fait une accalmie dans le remue-ménage, et un bruit monte pour lequel seul il a maintenant des oreilles : celui des berges battues par les vagues, qui s'enfuient à toute vitesse, derrière le navire débouchant dans la haute mer.. "

 

Julien Gracq : extrait de " Le rivage des Syrtes " Editions José Corti, 1951

 

 

Mourir de faire le pitre                                                                        
Pour dérider le désert           
                           

Mourir face au cancer
Par arrêt de l'arbitre                 
Mourir couvert d'honneur

Et ruisselant d'argent                                                 
Asphyxié sous les fleurs
Mourir en monument

Mourir au bout d'une blonde                         
Là où rien ne se passe
Où le temps nous dépasse
Où le lit tombe en tombe                 

Mourir insignifiant                             
Au fond d'une tisane
Entre un médicament
Et un fruit qui se fane

Mourir cela n'est rien
Mourir la belle affaire
Mais vieillir ô ô vieillir!

 

Jacques Brel : extraits de " vieillir " 1977

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:11

... SUR LA LANGUE
COMME UN GOUT DE MANGUE
UNE ENVIE D'AMOUR...
 


 

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
Je suis bien le même
Qui te dit je t'aime
Mais de temps en temps
Je suis dans la lune
Couché dans les dunes
Ou les pieds dans l'eau
Certains jours de fête
Il y a dans ma tête
Un petit vélo

J'ai vécu d'eau fraîche
De pommes et de pêches
Dormi comme un roi
Construit des cabanes
Adoré Peau d'Ane
Et Robin des Bois
J'ai dit des bêtises
Porté des valises
Fait tous les boulots
Donné ma parole
Perdu la boussole
Et bu au goulot

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
Je suis bien le même
Qui te dit je t'aime
Mais de temps en temps
Un oiseau se pose
Il y a quelque chose
Un air de lilas
Je rêve en plein jour
Au coin du faubourg
Je ne suis plus là

J'ai couru le monde
Les îles de la Sonde
Et les pays froids
Découvert mon âme
Le parfum des femmes
Et les draps de soie
J'ai pris quelques tasses
Mangé des limaces
Appris à nager
La vraie vie me soûle
Je suis dans la foule
Comme un étranger

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
J'ai aimé la mer
L'ocre et l'outremer
Le sable et le vent
Marché dans les ronces
Cherché des réponses
Au bord du chaos
J'ai vu le Népal
Le ciel du Bengale
Et Curaçao

Je suis dans la lune
Couché sur les dunes
Ou les pieds dans l'eau
Certains jours de fête
Il y a dans ma tête
Un petit vélo
J'ai fait le voyage
Des gens de mon âge
Plus d'un demi-tour
Et j'ai sur la langue
Comme un goût de mangue
Une envie d'amour.

 

Paroles et Musique: Gilbert Laffaille

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:35

Comme la pluie nous manque parfois

Un orage aurait plus d'allure
Pour se crier ces choses-là
Se jeter ces mots à la figure
Comme la pluie nous manque parfois
Comme le soleil nous tue
Comme ses rayons nous semblent froids
Quand on ne s'aime plus

Comme les forces nous manquent parfois
Une bagarre aurait plus de gueule
Passer ton visage à tabac
Qu'enfin plus personne n'en veule
Comme les forces nous manquent parfois
Comme nos bras nous trahissent
Lorsque l'amour entre nos doigts
Comme le sable glisse                                   

Comme les pleurs nous manquent parfois
Un mélo aurait plus de classe
Quelques larmes, nous valons bien ça
Mais c'est trop demander hélas
Comme les pleurs nous manquent parfois
comme nos paupières sont sèches
qnand cupidon dans son carquois
n'a plus la moindre flèche

Comme la nuit nous manque parfois
Le noir serait plus à mon goût
Ces étoiles comme autant de croix
Tout un ciel en deuil de nous
Comme la nuit nous manque parfois
Comme elle tarde à venir
Quand elle tombe, ne trembles-tu de ça
Toutes ces nuits à venir...

 

texte de : alex beaupain : " comme la pluie "

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 18:25

" Il y a derrière les yeux des gens , une cité privée où n'entre personne.  Une cité avec tout le confort d'imagination possible. Les gens que tu vois chez toi, sont d'abord chez eux. Ils ne te voient pas.  Ils se singularisent dans l'immédiate et toujours constante défense de soi. Ils ont peur. Ils sont terribles, les gens. Ceux que tu appelles tes amis, ce sont d'abord  des gens remplis du moi qui les tient en laisse."

Léo Ferré : extrait de  " Basta "

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 16:30

Derrière le parking qu'est désert la nuit,
à côté de la voie ferrée dans une impasse étroite,
il y a un p'tit bar aux papiers peints jaunâtres, papiers peints jaunâtres,
le vin pique la gorge et le pain des sandwiches est plus mou qu'une éponge, bien plus mou qu'une éponge.

C'est pas un bel endroit mais ça suffit pour boire un canon, deux canons avant d'aller se coucher (bis)

Tous les vendredis soirs, à peu près vers sept heures,
on l'entend arriver déjà depuis le parking,
il fait voler la porte puis il entre en hurlant:
"Salut la compagnie, salut la compagnie"
avec les yeux gonflés sur sa gueule de clochard,
cicatrice au menton, mouchoir comme un foulard
il s'appuie au comptoir puis il commence à boire
en racontant une histoire,
celle du loup dans la bergerie, celle du missionnaire dans la blanchisserie.

Il a vu toute la terre, il a fait tous les pays
il dit qu'il a été légionnaire alors on l'appelle comme ça, on dit
"tiens v'la l' légionnaire"
Il dit pas l'Indochine, il dit qu'il a fait l'Indo, puis aussi l'Algérie




 

 


il raconte que sa vie, et puis toujours la même histoire, son histoire,
celle du loup dans la bergerie
celle du missionnaire accroupi dans son lit.

Quand il est saoul, encore un peu plus saoul,
il se goure, il mélange tout, dans sa voix éraillée, il se met à brailler en faisant le tour des tables
il veut vendre des poèmes, qu'il a écrit lui-même, sur des feuilles de papier, mal ronéo typées
et ça raconte encore toujours la même histoire,
celle du loup de la troisième dynastie qui mange un missionnaire accroupi tout gris dans une blanchisserie,
à côté de la grande bergerie...

On y comprend que dalle,
mais ça fait rigoler tous les buveurs fatigués en sortant du boulot,
et même si on se fout de lui, on lui paie une tournée
pour qu'il raconte encore et encore L'histoire Du Loup Dans La Bergerie
celle du missionnaire ébloui...

 

Paroles de Charlelie Couture

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  • : Le Lecturamak - 2021 Centenaire Georges Brassens
  • : "Nous serions pires que ce que nous sommes sans les bons livres que nous avons lus ; nous serions plus conformistes, moins inquiets, moins insoumis, et l'esprit critique, moteur du progrès, n'existerait même pas. Tout comme écrire, lire c'est protester contre les insuffisances de la vie." Mario Vargas Llosa. Discours du Prix Nobel" Je pense que nous n'avons pas de meilleure aide que les livres pour comprendre la vie. Les bons livres, en particulier. C'est la raison pour laquelle je lis : pour comprendre de quelle façon je dois vivre, et découvrir qui sont les autres, dans le secret d'eux-mêmes " Benjamin Markovits : extrait d'entretien pour Transfuges n° 31 juin-juillet 2009
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