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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 15:44
Gabriel_Zucman

" Il faut répondre concrètement au défi inégalitaire. Et bien comprendre que l’objectif final d’un impôt fortement progressif n’est pas de remplir les caisses de l’État mais de réduire les inégalités en diminuant le nombre de milliardaires. Ce principe essentiel fut explicité par Roosevelt dans un discours devant le Congrès en 1942 : " Je pense qu'aucun Américain ne devrait avoir un revenu après impôt supérieur à 25 000 dollars ( 1 milliard de dollars aujourd'hui), a-t-il dit en substance. je propose de créer un taux marginal d'imposition de 100% .au-delà de 25 000 dollars." Le Congrès hésite mais se met finalement d’accord sur… 93 %. Pour Roosevelt, toute concentration excessive des revenus ou des patrimoines était une mauvaise chose en soi : concentration des richesses signifie concentration des pouvoirs, et capacité d’influencer les politiques publiques et les marchés, de créer des monopoles, d’acheter des journaux, bref, d’imposer une idéologie. Avec les risques de violence afférents : révoltes fiscales de type Gilets jaunes, basculement vers le protectionnisme ou succès populistes lors des élections...

 

Bernie Sanders propose une imposition maximale de 100 % : au-delà d’un milliard de dollars de patrimoine, tous vos revenus sont captés par l’impôt. Quant à Elizabeth Warren, elle n’est pas loin de ce chiffre. Dans les deux cas, on dépasse les taux d’imposition supérieurs des années 1950 ou 1960. Le slogan" Abolish Billionaires"(abolissons les milliardaires) connaît d’ailleurs un beau succès. De notre côté, pour réduire significativement les inégalités, nous proposons un impôt de 10 % par an sur les fortunes au-delà d’un milliard de dollars. Ainsi, vous rabotez les grandes fortunes, vous réduisez fortement à terme la concentration des richesses, et vous générez des recettes fiscales importantes à court et moyen termes, ce qui bénéficie au reste de la population. Cela vous ouvre des perspectives très intéressantes pour une politique sociale ambitieuse en matière de santé ou d’éducation, encore trop embryonnaire outre-Atlantique...

 

Appliqué sur trente ans, Bill Gates ferait passer sa fortune de 97 milliards à 4 milliards de dollars – ce qui lui laisserait tout de même de quoi vivre...

 

La philanthropie pose plusieurs problèmes. D’abord, si vous additionnez les sommes que les milliardaires américains donnent aux œuvres de bienfaisance, vous constatez que, tous ensemble, ils ne se défont en réalité que de… 0,4 % de leur fortune chaque année. C’est beaucoup moins qu’un tout petit impôt sur la fortune. La philanthropie est aussi un déni de démocratie flagrant : Bill Gates ou Warren Buffett sont bien aimables, mais s’ils pensent qu’ils doivent décider seuls de la meilleure façon de lutter contre la pauvreté, autant revenir à l’Angleterre du xviiie siècle ! Dans une démocratie, c’est par la délibération collective, la levée d’impôts, les débats parlementaires et budgétaires, que ces questions sont tranchées. Le principe de base, c’est que la collectivité sait mieux qu’un petit groupe fortuné ce qui est bon pour l’ensemble du pays. Sinon, on vit dans une oligarchie."

 

Gabriel_Zucman, extrait d'un entretien pour le magazine Télérama n°3656 du 05/02/2020.

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 10:21
Réception du récipiendaire du prix Nobel en sciences économiques (2001), Joseph E. Stiglitz par le maire de Cologne, Allemagne, Jürgen Roters, dans le «Senatssaal» de la mairie historique de Cologne
Joseph E. Stiglitz, photo Raimond Spekking

" De plus en plus , ce ne sont pas seulement les emplois qui sont délocalisés, mais aussi, en un sens, la politique. Cette tendance n'est pas limitée aux États-Unis ; c'est un phénomène mondial, et dans certains pays la situation à cet égard est bien pire qu'aux Etats-Unis.

   On en voit les exemples les plus impressionnants dans les pays surendettés. La perte de "contrôle" des pays débiteurs sur leur destin - la remise du pouvoir aux créanciers - remonte aux touts premiers temps de la mondialisation. Au XIXème siècle, les pays pauvres qui devaient de l'argent aux banques des pays riches étaient occupés militairement ou bombardés par mer. Le Mexique, l'Égypte et le Venezuela ont été victimes de ces méthodes. La pratique de la prise de contrôle s'est poursuivie tout au long du XXème siècle. Dans les années 1930, Terre Neuve a dû renoncer à sa démocratie pour être mise en tutelle et être administrée par ses créanciers. Après la seconde Guerre mondiale, le FMI  a été l'instrument privilégié de ce transfert de pouvoir : les pays abandonnent, de fait, leur souveraineté économique à une institution qui représentent les créanciers internationaux.

   C'était une chose que ces événements se passent dans des pays pauvres en développement ; c'es est une autre qu'ils se produisent dans des économies industrielles avancées. C'est ce qui est en train d'arriver actuellement en Europe, où la Grèce, d'abord, puis l'Italie ont laissé le FMI, en coopération avec la Banque centrale européenne et la Commission européenne ( deux institutions non élues), dicter les paramètres de leur politique, puis nommer des gouvernements de technocrates pour superviser la mise en œuvre du programme. Quand la Grèce a proposé de soumettre à référendum populaire le dur programme d'austérité qu'on lui avait préparé, dirigeants européens et banquiers ont hurlé d'horreur. Les citoyens grecs auraient pu rejeter le projet, et les créanciers n'auraient peut-être pas été remboursés.

   La capitulation devant les diktats des marchés financiers est p)lus générale et plus subtile. Elle ne concerne pas seulement les pays au bord du désastre, mais également tous ceux qui doivent lever de l'argent sur les marchés des capitaux. Si le pays en question ne fait pas ce qui plaît aux marchés financiers, ceux-ci le menacent de baisser sa note, de retirer leur argent, d'augmenter les taux d'intérêts sur ses prêts ; ces menaces sont en général efficaces. Les marchés financiers obtiennent ce qu'ils veulent. Il peut y avoir des élections libres, mais les options présentées aux électeurs ne leur laissent aucun choix réel sur les questions dont ils se soucient le plus - les problèmes économiques.

   Deux fois, au cours des années 1990, Luiz Inacio Lula da Silva a été sur le point d'être élu président du Brésil, et deux fois Wall Street a fait objection, en exerçant une sorte de droit de véto. Wall Street a fait savoir que, s'il était élu, il y aurait retrait des capitaux, hausse considérable des taux d'intérêts que le Brésil devrait payer, mise en quarantaine du pays par les investisseurs, donc effondrement de la croissance brésilienne. La troisième fois, en 2002, les Brésiliens ont dit, de fait, qu'ils ne se laisseraient pas dicter leur décision par les financiers internationaux. Et le président Lula a fait un excellent président : il a maintenu la stabilité économique, stimulé la croissance et combattu l'extrême inégalité régnant dans son pays. Il a été l'un des rares présidents dans le monde à jouir encore au bout de huit ans du soutien populaire qu'il avait au départ.

   Ce n'est que l'un des nombreux cas où les jugements des marchés financiers ont été très mauvais. Leurs champions se plaisent à dire qu'une des vertus des marchés ouverts des capitaux est d'assurer une "discipline". Mais les marchés sont des examinateurs capricieux qui, à un moment, mettent la meilleure note et, juste après, sans transition, la pire. Plus grave : souvent, leurs intérêts ne coïncident pas avec ceux du pays. Les marchés ont la vue courte, et leur programme politique et économique cherche à promouvoir le bien-être des financiers et non celui du pays...

   On nous dit souvent que c'est une nécessité, que la mondialisation ne laisse pas le choix. Ce fatalisme, qui sert les bénéficiaires du système actuel, obscurcit la réalité : cette calamité est un choix. Les gouvernements de nos démocraties ont choisi pour la mondialisation un cadre économique qui, de fait, lie les mains de ces démocraties. Le 1% a toujours redouté que les démocraties ne soient tentées d'instaurer une fiscalité "exagérément" progressive sous l'influence, disons, d'un dirigeant populiste. Aujourd'hui, on dit aux citoyens qu'ils ne peuvent pas le faire, du moins s'ils veulent prendre part à la mondialisation.

   Bref, la mondialisation telle qu'elle a été gérée rétrécit les choix que peuvent faire nos démocraties : elle leur rend plus difficile de mettre en œuvre les politiques fiscales et budgétaires nécessaires à la création de sociétés plus égalitaires et dotées d'une meilleure mobilité sociale. Mais lier les mains de la démocratie, c'est exactement ce que veulent les très riches : c'est ce qui permet d'avoir un système politique fondé sur le principe " une personne, une voix" et, malgré tout, des résultats concrets plus conformes à ce qu'on pourrait attendre d'un système " un dollar, une voix"....

 

Joseph E. Stiglitz " le prix de l'inégalité" Les Liens qui Libèrent, 2012

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:48

 

 la dictature des crétins !!

 

" Sur les marchés sont négociés de plus en plus des opérations de couverture de risques sur les produits financiers dits dérivés ou secondaires. Une même créance peut donner lieu à des transactions - donc à des spéculations ou "arbitrages", selon que l'on regarde la prise de profit pour le profit, ou la prise de profit pour une "raison" plus ou moins saine - sur plusieurs marchés. Elle peut être traitée en tant que telle, puis traitée dans un système de couverture de risque, puis de couverture de couverture du risque, dans un empilage, une irrationalité et une anarchie proprement effrayants. Mais quel est ce capital dont le montant atteint des sommes astronomiques* ?

Du " capital fictif " ? L'air de la bulle , Du vent ? De la richesse ? Mais s'il s'agit de richesse, il faut qu'elle se réalise, qu'elle s'échange contre du concret, marchandise ou service... Or il semble qu'elle n'existe que tant qu'elle n'est pas réalisée, comme l'équilibre du cycliste qui n'existe que tant qu'il pédale. Tant qu'on spécule et accumule en vase clos, ce capital donne l'illusion d'exister. Au-delà, il risque d'apparaître pour ce qu'il est : des lignes d'écriture sur des disques dur d'ordinateurs qui seront nettoyés aussi rapidement qu'ils ont été remplis...

Les opérateurs sont un cercle. En boucle. John achète parce que Tom achète parce que bill achète parce que John achète. Au bout du compte John achète parce qu'il achète, mais croit qu'il achète parce que les autres achètent. Les opérateurs sont des étourneaux qui se prennent pour des aigles.

N'empêche que ce cercle où l'on chante "vendons-achetons" crée de la valeur... Il faut donc admettre que les opérateurs boursiers négocient autre chose, en plus des actions, représentatrices des profits espérés des entreprises. Ce quelque chose s'appelle l' "incertitude". On négocie en Bourse des fluctuations de taux d'intérêt, de monnaies, de valeurs boursières elles-mêmes, bref, de l' "avenir". La bourse crée de la valeur, tant que les boursiers y croient, leur croyance se fondant sur leur propre opinion, c'est dire si c'est du solide !...

L'opérateur de marché obéit à une logique qui n'appartient qu'à lui, laquelle est déterminée par ce qu'a fait son voisin qui s'est fondé sur la réaction impulsive d'un troisième. " Exubérance irrationnelle des marchés" ( Alain Greenspan ). 100 000 analphabètes qui font les marchés ( Alain Minc, adorateur néanmoins du marché)**.

Certains révèrent la Cité des Savants, d'autres la République des philosophes, Alain Minc préfère la dictature des crétins..

.

philippe labarde

philippe labarde

Philippe Labarde/ Bernard Maris : extrait de " Ah Dieu ! que la guerre économique est jolie !" Albin Michel 1998

 

 

* 12.000 milliards de dollars env.(1998). Il est intéressant de constater que les auteurs de ce livre publié donc en 1998, s'effrayaient déja de ce qui allait nous conduire entre autre à la crise des subprimes en 2007/2011.

** " la victoire du marché est irréversible, et les secteurs qui lui résistent finiront par se soumettre"(Alain Minc : la mondialisation heureuse)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Labarde

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 18:29

" Les banques bénéficient aujourd'hui d'une situation extraordinairement favorable : les gouvernements leur donnent tout l'argent qu'elles veulent, et pratiquement sans intérêt ( 0,25 pour cent aux Etats-Unis ! ) Comme les taux auxquels elles prêtent à leurs propres clients n'ont pas baissé, le simple jeu des marges leur assure des profits confortables et sans risque aucun. Donnons un exemple. Chaque année, le Ghana sollicite auprès d'un pool de banques une ligne de crédits destinée à pré-financer la production du cacao. Cette production future est vendue d'avance : avant même qu'une graine ait été mise en terre, les négociants internationaux se sont déjà engagés à acheter la récolte et ont convenu du prix . Le risque pour les prêteurs est donc nul: il s'agit simplement de donner aux petits paysans les moyens de planter et de cultiver...
   Jusqu'en 2007, le taux de la ligne de crédit reflétait cette absence de risque : 0,16 pour cent au dessus du LIBOR, qui est le taux sans risque. En 2008, on passe à 0,45 pour cent, ce qui s'explique par la crise financière : les banques ne disposaient plus de liquidités. On pourrait croire qu'en 2009, maintenant que les banques peuvent puiser à pleines mains dans les coffres des Etats, on est revenu au niveau d'avant la crise. Il n'en est rien. Le taux cette année est passé à 3,5 pour cent au-dessus du LIBOR, soit sept fois plus que l'année dernière, vingt fois plus qu'en 2007. Rappelons qu'il s'agit d'une opération sans risque : si les banques appliquaient aux paysans ghanéens le taux qu'elles s’appliquent entre elles, ils paieraient deux fois moins cher, en l’occurrence 35 milliards au lieu de 70, puisque l'opération porte sur un milliard de dollars. La différence, soit 35 millions, est une rente , un transfert direct d'argent des paysans ghanéens vers Natixis, la Société Générale et les autres banques du syndicat.
    Nous sommes revenus à la situation antérieure : un flot de liquidités se déverse dans le système financier mondial, provoquant une bulle spéculative et poussant les financiers à rechercher des rendements irréalistes. Avant 2007, elle était alimentée par des taux anormalement bas aux Etats-Unis, qui ont permis la spéculation immobilière ; aujourd'hui, elle est alimentée par les subventions versées aux banques. Les mauvaises habitudes reviennent, on ne parle plus de réglementer le système financier. Au contraire, ceux qui devraient le faire quittent l'administration pour devenir banquiers. Ils n'ont rien appris, ni rien oublié."

Ivar EKELAND, professeur d'économie, dans le magazine Pour la Science n°382, Août 2009.

 

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 10:47

" Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. toutes les quatre minutes quelqu'un devient aveugle par manque de vitamine A . En 2006, 854 millions de personnes - un homme sur six sur notre planète - ont été gravement  et en permanence sous-alimentées. Le World Food Report de la FAO,  qui donne ces chiffres, affirme que l'agriculture mondiale, dans l'état actuel du développement de ses forces de production, pourrait nourrir normalement ( soit à raison de 2700 calories par jour et par adulte ) 12 milliards d'êtres humains. Nous sommes aujourd'hui 6,2 milliards sur Terre. Conclusion : il n'existe aucune fatalité. Un enfant qui meurt de faim est assassiné . "

L'Empire de la honte, de Jean Ziegler
rappelé dans Economie matin, n° hebdo du 19 au 25 mai 2008

http://www.ac2n.tv/video/empire_de_la_honte/interview_jean_ziegler_.html

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 18:28

" A l'ANPE, les chômeurs sont répartis en huit catégories, mais seule la première sert de baromètre officiel... Les pratiques de radiation sont, elles, passées de 5 000 par mois en 1995 à environ 35 000 en 2006... Au final, alors qu'un chômeur sur dix était hors statistique officielle il y a vingt ans, ils sont 43 % aujourd'hui. Ainsi, en mai 2006, quand Jean-Louis Borloo a annoncé un recul "historique" du chômage à 2 213 100 demandeurs d'emploi, il y en avait 1,5 millions de plus dans les catégories 2, 3, 6, 7 et 8, et plus de 400 000 dispensés de recherche d'emploi.( en général, les plus de 57 ans ), soit au total quelques 4 millions. Avec les chômeurs des départements d'Outre Mer, également exclus des statistiques officielles chaque mois, et les centaines de milliers de Rmistes non inscrits à l'ANPE, il s'agit de 4,5 à 5 millions de personnes. Pratiquement 20% de la population active." Emmanuel Defouloy
- " On a souvent tendance à assimiler baisse du chômage et amélioration de l'emploi. C'est ce que tente de faire le gouvernement actuel en voulant faire croire que la baisse de la statistique officielle est le résultat de sa politique. Pourtant, les liens ne sont pas mécaniques. Sur la période récente notamment, la baisse du chômage officiel traduit surtout une diminution de la population active ( c'est à dire une baisse des besoins quantitatifs d'emploi ) et non  une amélioration significative de l'emploi, dont le volume est artificiellement soutenus par des emplois aidés. Ôn est dans le registre d'une gestion électoraliste de la statistique du chômage. " Pierre Concialdi

La France Invisible : Collectif sous la direction de Stéphane Béaud, Joseph Confavreux, Jade Lindgaard

http://www.politis.fr/article1930.html


http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Concialdi

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 18:49
D'après un étude de C.Beathy et S. Fothergill (2004) intitulée " le glissement du "chomage" vers la "maladie"

Depuis 1979 les courbes du taux de chomage et du nombre de Britanniques touchant une pension d'invalidité ou une allocation maladie de longue durée ( Incapacity Benefit ) ont suivi un cheminement contraire et régulier. Plus le nombre de chomeurs baisse, plus celui des "malades " augmente. En 1996, pour la première fois, on comptait davantage de handicapés et de malades longue durée que de chomeurs. Au 1er janvier 2006; il y avait 1 530 000 sans-emploi au Royaume-Uni pour 2,7 millions de "malades". A mettre en parallèle avec le nombre de ces malades indemnisée en 1981 : 600 000.
Il semblerait y avoir une extrème complaisance et facilité à obtenir ce statut de "malade inemployable" pour les chomeurs ayant acquis assez de points sur leur  compte d'assurance sociale. Ce statut permet d'etre indemnisé environ 80 euros par semaine( en comparaison  81,50 euros pour un chomeur )
Une astuce intéressante lorsque l'on veut plafonner le chomage à environ 5% et apparaitre comme le champion d'Europe de cette catégorie.

Pour plus de précisions et d'informations édifiantes sur le modèle britannique dont se gaussent  nos responsables politique, du PS à l'UMP, lire l'excellent livre de Philippe Auclair : " Le royaume enchanté de Tony Blair ". Normalien, philosophe de formation , l'auteur vit à Londres depuis 1987, et n'a rien du gauchiste primaire, ce qui donne encore plus de poids à son témoignage percutant.  L'étude dont je parle ci-dessus est tirée de cet excellent bouquin.



jugurta.canalblog.com/archives/2007/09/13/6201011.html

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 16:27

Cadeau de l'Assemblée Nationale aux députés non réélus : une indemnité de chômage mensuelle nette de 5 178 euros. Soit 417 000 euros par député désavoué . ( source : Le Canard enchainé )

relevé dans conomie Matin n° 99 du 8 au 14 octobre 2007

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  • : Le Lecturamak - 2021 Centenaire Georges Brassens
  • : "Nous serions pires que ce que nous sommes sans les bons livres que nous avons lus ; nous serions plus conformistes, moins inquiets, moins insoumis, et l'esprit critique, moteur du progrès, n'existerait même pas. Tout comme écrire, lire c'est protester contre les insuffisances de la vie." Mario Vargas Llosa. Discours du Prix Nobel" Je pense que nous n'avons pas de meilleure aide que les livres pour comprendre la vie. Les bons livres, en particulier. C'est la raison pour laquelle je lis : pour comprendre de quelle façon je dois vivre, et découvrir qui sont les autres, dans le secret d'eux-mêmes " Benjamin Markovits : extrait d'entretien pour Transfuges n° 31 juin-juillet 2009
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