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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 17:18

 

Pourquoi le pouvoir doit-il être fort ?

  Les forts ont toujours tout raté. La force n'a jamais rien résolu. La sagesse, c'est de reconnaître sa faiblesse.    C'est parce que l'homme était faible qu'il a été obligé d'être intelligent pour vaincre le froid, la faim, la soif, les diplodocus et les éléments furieux.

   Les forts n'ont jamais inventé la poudre, mais les faibles ont inventé le fusil. 

   Les forts soulèvent des poids, mais les faibles déplacent des montagnes.

   Les savants, les écrivains, les penseurs, les artistes, les poètes ont plus servi l'humanité que les généraux, les dictateurs et les patrons.

   Les forts ont dévasté l'Afrique, infantilisé l'Amérique, robotisé le Japon, asservi l'URSS...

   Les forts n'auraient jamais gagné une guerre sans la docilité des faibles qu'ils ont poussé en avant.

   Les forts ont inventé la compétition, l'esprit d'entreprise, l'ambition et le dynamisme.

   Les faibles ont inventé la force d'inertie.

   Les forts n'ont pas inventé le vent, les faibles ont inventé la voile.

   Les forts sont nus à leur naissance.

   Les faibles sont nus à leur mort.

   Depuis que les deux grands vaincus de la dernière guerre mondiale, l'Allemagne et le Japon, ont renoncé à être des puissances belliqueuses et militaires, ils sont devenus les plus riches du monde. "

 

Georges Wolinski : extrait de "Le pire a de l'avenir" Éditions Le Cherche Midi, 2012.

   

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 18:52
Salon du livre de Paris 2011 - Georges Wolinski
Georges Wolinski, 2011

" Écoutez-moi : vous tombez à l'eau, la nuit, loin de la terre. Le froid et le désespoir vous envahissent. Voiles au vent, silencieux, le bateau s'éloigne. Vous vous dites : ce n'est pas possible, c'est un cauchemar ! Vous hurlez ! Vous pleurez !

 

   Mon pauvre vieux, vous avez dépassé la date inscrite au dos de la boîte. Vous êtes périmé. On peut sauver un malade, on peut gracier un condamné, mais un naufragé, seul dans l'océan glacé, ne peut que nager vers sa fin. Qui c'est le naufragé ? C'est moi, c'est toi, c'est vous, c'est nous, c'est eux, les gens ! 

 

   Vous tombez à l'eau lorsque vous sortez du ventre de votre mère et que vous naissez. Vivre, c'est nager, nager, nager. Le bonheur, c'est de trouver une bouée où se raccrocher, avec marqué dessus : "Tout va bien." "

 

Georges Wolinski : extrait de "Le pire a de l'avenir" Éditions Le Cherche Midi, 2012.

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 18:53

Sur le collier du chien que tu laisses au mois d'août

Sur la vulgarité de tes concours de pets

Sur l'étendard nazi et sur le drapeau rouge

Sur la rosette au coin du vieillard officiel

Sur les blousons kaki, sur les képis dorés

Sur le cul blanc des féministes

Sur le mandrin des misogynes

Sur le béret obtus des chauvins aveuglés

Sur la croix des cathos, le croâ des athées

Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes

Où les crétins votants vont se faire entuber

Sur l'espoir en la gauche

Sur la gourmette en or de mon coiffeur de droite

Sur la couenne des connes aplaties sur les plages

Sur l'asphalte encombré de cercueils à roulettes

Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutrons

Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés

Sur la sébile humiliante et dérisoire

Qu'il faut tendre pourtant à tous les carrefours pour aider à

freiner l'ardeur des métastases

Sur le mur de la honte et sur les barbelés

Sur les fronts dégarnis des commémorateurs

Pleurant au cimetière qu'ils ont eux-mêmes empli

Sur le petit écran qui bave encore plus blanc

Sur l’encéphalogramme éternellement plat

Des musclés, des Miss France et des rockers d'enfer

Sur l'étendard vainqueur de la médiocrité

Qui flotte sur les ondes hélas abandonnées

Aux moins méritants des handicapés mentaux

Sur la Bible et sur Mein Kampf

Sur le Coran frénétique

sur le missel des marxistes

Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures

Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim

Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté

Sur le nuage

Sur la lune

Sur le soleil atomique

Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés

J'écris ton nom

HOMME

Pierre Desproges : extrait de " chroniques de la haine ordinaire, vol 2 " Éditions du Seuil, 2004

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 18:44

 

" On n'apprend jamais trop tôt que les corbillards ne sont pas fait seulement pour les gens d'à côté ; que de n'avoir mal nulle part est une aubaine à savourer ; que les tartines tombent normalement du côté du beurre. Ce dernier point pose même problème au-delà de la physique. Un juif de mes amis me disait s'en être ouvert à son rabbin. Ayant médité un instant, ce dernier répondit : " Mon fils, es-tu sûr de tartiner le beurre du bon côté ?" "

 

Lucien Jerphagnon : extrait de " Connais-toi toi-même... et fais ce que tu aimes " Albin Michel 2012

 

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 18:14

" Je hais les médecins.
Les médecins sont debout. Les malades sont couchés.
Le médecin debout, du haut de sa superbe, parade tous les jours dans tous les mouroirs à pauvres de l'Assistance Publique, poursuivi par le zèle gluant d'un troupeau de sous-médecins serviles qui lui colle au stéthoscope comme un troupeau de mouches à merde sur une bouse diplômée, et le médecin debout glougloute et fait la roue au pied des lits des pauvres qui sont couchés et qui vont mourir, et le médecin leur jette à la gueule, sans les voir, des mots gréco-latins que les pauvres couchés ne comprennent jamais, et les pauvres couchés n'osent pas demander, pour ne pas déranger le médecin debout qui pue la science et qui cache sa propre peur de la mort en distribuant sans sourciller ses sentences définitives et ses antibiotiques approximatifs, comme un pape au balcon dispersant la parole et le sirop de Dieu sur le monde à ses pieds.

Pierre Desproges. Extrait de " Vivons heureux en attendant la mort
"




 

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 11:06

 En 1932, Yvonne Printemps quitte Sacha Guitry pour suivre Pierre Fresnay qui abandonne lui-même Berthe Bovy.
" Il ne faut jamais épouser que de très jolies femmes si nous voulons qu'un jour on nous en délivre "
 Puis Jacqueline Delubac fait son entrée dans la vie de Sacha Guitry.
" Il n'y a rien entre Jacqueline Delubac et moi...pas même une chemise ! 
feint-il de démentir avant de l'épouser le jour de son cinquantième anniversaire.
"J'ai le double de son âge - dit Sacha en rajeunissant de trois ans la mariée, -
il est donc juste qu'elle soit ma moitié "

Sacha Guitry           
                               

 


Texte extrait de " Au bonheur des mots " de Claude Gagnière

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 18:09



vu dans le numéro de " Lire " daté de mai 2008

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 19:01

" Le pavé était glissant :
Le soir tomba !...

Paul Morand  ( " 10 siècles d'humour dans la littérature française " de Jacque Rouvière )

www.academie-francaise.fr/Immortels/base/academiciens/fiche.asp
www.evene.fr/livres/livre/jacques-rouviere-dix-siecles-d-humour-dans-la-litterature-franca-

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 19:38

" Je pense souvent, non sans vertige, à la quantité de boeuf et de légumes qu'il faudrait pour faire un pot-au-feu avec le Lac Léman"

Pierre Dac ( " 10 siècles d'humour dans la littérature française " de Jacques Rouvière )

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 18:36

" La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. '"

François Léotard : " Ca va mal finir " ( extrait recueilli dans le nouvel obs du 28 février )

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  • : Le Lecturamak - 2021 Centenaire Georges Brassens
  • : "Nous serions pires que ce que nous sommes sans les bons livres que nous avons lus ; nous serions plus conformistes, moins inquiets, moins insoumis, et l'esprit critique, moteur du progrès, n'existerait même pas. Tout comme écrire, lire c'est protester contre les insuffisances de la vie." Mario Vargas Llosa. Discours du Prix Nobel" Je pense que nous n'avons pas de meilleure aide que les livres pour comprendre la vie. Les bons livres, en particulier. C'est la raison pour laquelle je lis : pour comprendre de quelle façon je dois vivre, et découvrir qui sont les autres, dans le secret d'eux-mêmes " Benjamin Markovits : extrait d'entretien pour Transfuges n° 31 juin-juillet 2009
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