Publié le 29 Avril 2009

Tes p'tits mots doux oubliés au fond d' mes boîtes à lunch
Pour me donner l'espoir, c'est mieux qu' la Bible
Tes soupers après mes journées dures et ennuyantes
Pour que j' m'endorme toujours en homme libre
Ton coeur toujours là à m'attendre
Indulgent comme une mère de tueur
Oh Jenny, ma lueur                                                                                                 

J' pas trop fort en affaire comme ceux qui volent avec leurs plumes
Je n'ai que ma sueur pour toute fortune
J' te donnerais tout ce que j'ai mais faudrait encore une fois
M'en aller l'emprunter

J' n'ai tu broyé du noir à toute vouloir lâcher
Comme si j'étais d'un concours de courage
Nos seules vacances, c'était quand on allait s' coucher
Mais laisse-moi t' dire, ta peau, c'est mieux qu'une plage
Et chaque nuit, j' veux tenter ma chance
Parmi un grand mariage d'oiseaux
Oh Jenny, mon ange

Quand j' vois quèqu' chose de beau à chaque fois je pense à toé
À mes yeux t'es la sœur d' la beauté
J' te donnerais tout c' que j'ai mais ça tiendrait d'un p'tit casseau
Toute c' que j'ai, c'est moé

J'essaye de faire en sorte que quand tu penses à moé
Tu m' dises que t'aurais pas pu trouver mieux
C'te christie d' vie je l'ai d' travers, c'est ben ça l' mystère
Comment t'as faite pour me rendre heureux ?
À soir, mon beau camion vient de livrer
Un merci grand comme la mer
Oh Jenny, comme la mer

C'est comme disent les crackés : j' vas r'venir un jour sur terre
Je s'rai un chèque en blanc à ton nom
J' te donnerai tout ce que j'ai mais c' pas sérieux parce qu'au fond
Toute c' que j'ai, c'est toé

Paroles de Monsieur Richard Desjardins. Album Kanasuta

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #Chansons

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Publié le 27 Avril 2009

" La mélancolie est grise. Entre la tristesse et le souvenir d'un bonheur "

François Ozon : entretien dans Transfuges  n° 27 février 2009

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #Extraits d'entretiens, #Cinéma

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Publié le 21 Avril 2009

 

" Plus de cinquante mille enfants prennent chaque jour en Allemagne des psychostimulants destinés à les rendre plus calmes et plus attentifs. Les comprimés sont censés combattre un trouble qui se répand comme une épidémie : le trouble déficitaire de l'attention ( TDA ), souvent lié à l'hyperactivité ( TDAH)... Derrière la consommation grandissante de médicaments se cache bien plus qu'une simple bougeotte. Cela fait des années que les laboratoire pharmaceutiques, aidés de certains neurologues, s'appliquent à présenter  leurs contemporains nerveux et instables comme des individus malades devant être traités. Mais le mythe de l'enfant hyperactif fait aujourd'hui comme jamais l'objet d'une attention passionnée, promettant ainsi des millions de chiffre d'affaires...
  Aux Etats-Unis, même si l'on se réfère aux critères de diagnostics figurant sur les fiches d'évaluation réalisées par les défenseurs du TDAH, la moitié des enfants sous méthylphénidate ne seraient pas réellement atteints du syndrome. Au pays des enfants inattentifs, la consommation de méthylphenidate représente 80 % de la consommation mondiale. Le TDAH y fait partie du quotidien, au même titre que Burger King et McDonad's : cinq millions d'enfants environ sont considérés comme souffrant du TDAH. Pour chaque patient reconnu, les écoles américaines reçoivent une prime annuelle de 400 dollars- un dédommagement pour la prise en charge des élèves particulièrement casse-pieds. En 1999, un tribunal a même condamné des parents à administrer le médicament à leur enfant de sept ans... En 2005, le National Institute of Mental Health a financé dans des crèches une étude clinique portant sur plus de trois cents enfants à peine sortis des langes. Pendant trois ans, le méthyldphénidate dût être administré sous surveillance médicale aux patients, âgés de trois à cinq ans.
  Pourtant, on ne sait toujours pas de manière univoque si, à long terme, le méthylphénidate permet vraiment aux enfants de mieux apprendre, notamment car l'on ne dispose pour l'instant d'aucune étude de longue durée. D'après les résultats d'une enquête, le traitement médicamenteux n'entraînerait à long terme ni amélioration des résultats scolaires, ni adaptation du comportement social...
  Nombre de parents et de médecins renoncent à administrer la pilule d'obéissance par crainte d'éventuels effets à retardement. les médicaments modifient en effet les conditions dans lesquelles le cerveau de l'enfant se développe. Car un point fait l'unanimité : le méthylphénidate laisse des traces durables dans le cerveau. La substance agit par exemple sur le choix des gènes devant être activés ou désactivés au sein des cellules nerveuses. A Gottingen, un groupe de chercheurs dirigé par le neurologue Gérald Hüther a mis en évidence, dans le cadre d'expériences sur l'animal, des modifications sur le cerveau des rongeurs. Les chercheurs ont administré du méthylphénidate à de jeunes rats, puis les ont laissés grandir avant d'étudier leur cerveau : dans une petite région de l'encéphale, le nombre de transporteurs de la dopamine avait diminué de moitié.
  D'après Gérard Hüther, ceci pourrait conduire à une carence en dopamine - et ainsi déclencher à long terme une maladie de Parkinson...
  Il est pourtant possible d'aider les enfants sans avoir recours aux médicaments, par exemple par de simples modifications de la vie quotidienne. L'histoire de ce jeune anglais, qui allait à l'école à la fin du XIXème siècle et serait aujourd'hui certainement considéré comme hyperactif, pourrait faire exemple : afin de calmer son énergie débordante, l'enfant remuant et ses enseignants décidèrent d'un commun accord que le jeune garçon serait autorisé à faire le tour de l'école en courant à la fin de chaque heure de cours, ce qui améliora notablement le quotidien - aussi bien celui de l'élève que celui de ses enseignants. Le héros de cette histoire a par la suite complètement renoncé à la pratique sportive. Son nom : Winston Churchill.

Jörg Blech : " Les inventeurs de maladies " Actes Sud 2005


 

 

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #Extraits de livres, #Essais, #Littérature Allemande, #Santé

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Publié le 17 Avril 2009

 

" Si je n'écris pas, je ne sais rien, je ne vois rien, je suis vide... On écrit pour découvrir ce qui vous inquiète et qu'on ne sait pas nommer. C'est le roman qu'on écrit qui vous le donne à découvrir. C'est un sentiment de clarté fugace. Ensuite la lumière s'éteint, et on retourne à son brouillard..."


Rafael Chirbes : entretien dans Télérama 3092 du 15 avril 2009

 

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #Extraits d'entretiens, #Littérature Espagnole

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Publié le 16 Avril 2009

" J'ai un handicap : je ne crois pas à la consommation, à la culture prédigérée. Je suis un has-been ! Un de mes anciens professeurs m'a tancé : ton livre est sans espoir ! J'ai râlé : mais moi, je ne suis ni curé ni politicien. Qui serais-je pour porter un drapeau, dicter des lois, une morale ? Vas-y toi ! Un romancier n'est pas un curé qui s'adonne aux sermons de pacotille, s'évertue à nous faire croire aux mérites d'un paradis vertueux. Un romancier n'est pas un homme politique qui, tout à sa propre gloire, entonne de fausses promesses, utilise un langage vulgaire. Un romancier n'est pas un psychiatre qui diagnostique le mal et tente de le soulager. Un romancier raconte le monde tel qu'il est, avec sa matière à lui, les matériaux qu'il s'est forgés. "

 Rafael Chirbes : entretien dans Télérama 3092, 15 avril 2009 ( dernier livre paru : Crémation ed. Rivages )

 

 

 

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Rédigé par jmlire9258

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