Publié le 16 Mai 2017
" N'est-ce pas l'une des vocations de la littérature de faire le récit sans pitié de l'ascendance et de l'oppression ? Dans une société, la nôtre, qui se réclame de la souveraineté populaire, mais où le parlement compte moins de trois pour cent d'ouvriers et d'employés, je trouve naturel de renouer avec cette tradition majeure...
Au-delà des évènements qu'ils relatent, mes livres explorent une situation au long cours, un état général qui se reflète ici ou là dans des circonstances particulières. C'est cet état général, cette inégalité persistante entre les hommes, que le présent devine à travers les émeutiers de la Bastille ou les suicidés de mars 1938. Mes livres parlent avant tout d'aujourd'hui, parce que la vérité que nous poursuivons, c'est à partir des forces du présent qu'elle nous brûle."
Eric Vuillard, à propos de son dernier livre : " L'ordre du jour", dans le magazine Lire de Mai 2017
" L' être africain subsaharien qui va entrer dans le futur est un être transformé, et il faut qu'il fasse la paix avec cette transformation. Il faut qu'il fasse la paix avec le fait qu'une part de lui vienne de ses oppresseurs. C'est avec cela qu'ils sont en lutte, c'est cela qu'ils doivent accepter. L'Afrique s'appelle l'Afrique parce que les Européens l'ont décidé ainsi. Nous sommes des Africains et des Noirs parce que d'autres nous ont définis ainsi. Je comprends la mélancolie, mais je la veux porteuse de créativité.../https%3A%2F%2Fimg.lemde.fr%2F2016%2F08%2F23%2F66%2F0%2F328%2F164%2F1440%2F720%2F60%2F0%2F0e131c2_31760-dgpank.jpeg)
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