Détail glaçant
Publié le 7 Juillet 2008
" Je me souviens qu'après avoir écrit The Polish officer, j'ai reçu une lettre d'une femme qui habitait à Jersey ou à Guernesey. Son mari était dans la Résistance et a été fait prisonnier. Juste avant d'être fusillé, devant le peloton d'exécution, les Allemands lui annoncent qu'un pot-de-vin a été payé pour sa libération. Le problème, c'est qu'ils l'avaient déjà pratiquement vidé de son sang... Pourquoi ? Parce qu'avant d'abattre quelqu'un, ils lui prenaient son sang, car ils en avaient besoin pour leur blessés. C'est exactement ce que l'on ne trouve pas dans les livres. C'est ce genre de détails que je mets dans les miens. Un roman est aussi une source de savoir."
Alan Furst : entretien dans Transfuges n° 20 ( mars-avril 2008 )