Top articles
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le rien et le Tout. (François Cheng)
Soudain, tu es là, me sautant Aux yeux, au détour d'un sentier. photo L.V, 2019 Tu es là, ardente sur ta hampe, Fleur rose éclose au nom secret, Seule au milieu de tout, et tout L'univers ne paraît plus vain ! Milliards d'années après la lave Originelle,...
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partout la même douleur de vivre. (Michel Del Castillo)
" Aux premières bornes que l'homme rencontre, le monde n'est que désordre et que sourde pénombre." La voix de Tchardine n'était plus ce chant de violoncelle qui avait enchanté Clara à Berlin. La vieillesse y avait mis des aigus stridents, un vacillement...
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laisser de la marge. (Romain Gary)
Romain Gary, 1961. " Vous savez aussi bien que moi ce que l’Afrique perdra lorsqu’elle perdra les éléphants. Et nous sommes sur la voie. Nom de nom, Schölscher, comment pouvons-nous parler de progrès, alors que nous détruisons encore autour de nous les...
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l'odieuse sagesse du temps. (Claro)
Claro, 2010. " Le temps des adieux est un temps froid et sec : la santé y gagne ce que l'affection y perd. Nikolaï Mikloukho-Maklaï, qui a tout juste passé la vingtaine, embarque donc aux côtés du zoologue Haeckel. Ce dernier a perdu sa femme et, paraît-il,...
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avec un calme révoltant. (Sándor Márai)
" Il s'était écoulé à peine un quart d'heure entre le moment où il avait franchi le seuil de la chambre quarante-deux et celui où il s'était retrouvé sur la place principale de la ville, devant la porte de l'ancien palais du gouverneur, quelques minutes...
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la ville, la terre, le monde entier... ( William Faulkner )
William Faulkner en 1954 " Georges Farr et son ami, le garçon de bar, déambulaient sous les arbres qui leur faisaient l'effet de reculer au-dessus de leurs têtes. Les maisons étaient de grandes masses sombres ou bien se détachaient, formes plates d'obscurité...
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Le dérisoire désir des hommes. (Andreï Makine)
" À la fonte des neiges, l'eau vint jusqu'au perron de leur maison et ils rirent quand Volski, sans descendre les marches, lança dans le flux lent un bout de filet qu'il avait trouvé au grenier. L'air sentait l'écorce humide des aulnes, la tiédeur des...
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Une nuit sans me souvenir. (Simone de Beauvoir)
" Voilà que dans les rues mouillées on croisait des hommes en pyjamas rayés : les premiers déportés qui Simone de Beauvoir rentraient. Sur les murs, dans les journaux, des photographies nous révélaient que pendant toutes ces années nous n'avions pas même...
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La tragédie de tout homme
"... La lutte pour la réussite des fils d'immigrés, jusque là rituelle, vient de prendre un tour pathologique. Et où ? je vous le demande. dans le manoir d'un gentleman-farmer (...), un type d'équerre comme un paquet de cartes, qui attendait une évolution...
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les bottes rouges
" De sa jeunesse justement, il nous peignait le goût violent. Mais d'abord, il nous faisait l'éloge d'Aragon dont il louait le retour à la poésie en même temps que la vaillance militaire. "Comme en 1918", remarquait-il. Puis, en souriant - ou bien était-ce...
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le rythme silencieux du temps. (Dino Buzzati)
Dino Buzzati "Le temps passait, toujours plus rapide ; son rythme silencieux scande la vie, on ne peut s' arrêter même un seul instant, même pas pour jeter un coup d'oeil en arrière. " Arrête ! Arrête ! " voudrait-on crier, mais on se rend compte que...
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ANNIVERSAIRE : Paul Claudel, né le 6 Août 1868.
Le Vieillard dangereux que nous racontent les prêtres. Paul Claudel, 1927 Don Camille : [...] Beaucoup d'admirateurs ignorants qui ne savent que dire amen à tout ne valent pas un critique éclairé. Dona Prouhèze : Si Dieu a besoin de vous, ne croyez-vous...
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La vie me fait mal à petit bruit ( Fernando Pessoa )
" Je vous écris aujourd'hui, poussé par un besoin sentimental - un désir aigu et douloureux de vous parler. Comme on peut le déduire facilement, je n'ai rien à vous dire. Seulement ceci - que je me trouve aujourd'hui au fond d'une dépression sans fond....
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je n'ose pas le silence.( Pessoa )
" Je reste toujours ébahi quand j'achève quelque chose. Ébahi et navré. Mon instinct de perfection devrait m'interdire de commencer. Mais voilà : je pèche par distraction, et j'agis. Et ce que j'obtiens est le résultat, en moi, non pas d'un acte de ma...
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Roi des mouches et premier moutardier du pape. ( Jean Giono )
Jean Giono - Entretien (La Minute de vérité) avec Gilbert Ganne (1965) " C'étaient tous des cochons, bien entendu ; il n'aurait plus manqué que ça ! Les mots n'étaient même rien. Le docteur avait l'allure de quelqu'un, mais c'était très peu de chose....
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Alcotétof ! (Julien Green)
Julien Green en 1933. Dès sept heures du soir, j'étais couché. La porte de ma chambre restait ouverte, ouverte également celle du salon d'où m'arrivait , à travers l'obscurité de l'antichambre, une vague mais rassurante lueur et, de temps à autre, un...
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Le petit chat égyptien
Cher Ami, Faites toutes sortes d'amitiés à Bourotte si cette lettre vous atteint à temps ; et ne manquez pas de faire remarquer à cet (sic) andouille que quand je lui demande une photo de Çiva debout, ce n'est pas une raison pour qu'il m'en envoie une...
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Lire sous la terreur. (Heinrich Böll )
Heinrich Böll, 1981 " Quand je vous dis que j'ai lu Dostoïevski, Bernanos, Chesterton, etc. , il ne faut pas oublier en effet que je les ai lus à l'époque d'Hitler. C'était une lecture très différente, par conséquent, de celle qu'un jeune homme aurait...
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le goût amer de la liberté. (Aimé Césaire)
Aimé Césaire en 2003. " Et voici ceux qui ne se consolent point de n'être pas faits à la ressemblance de Dieu mais de diable, ceux qui considèrent que l'on est nègre comme commis de seconde classe : en attendant mieux et avec possibilité de monter plus...
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Consommation, et génération de " kids définitifs" ( Michel Houellebecq )
Michel Houellebecq, 2008. " Lors des premières phases de mon ascension vers la gloire et la fortune, j'avais occasionnellement goûté aux joies de la consommation, par lesquelles notre époque se montre si supérieure à celles qui l'ont précédée. On pouvait...
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Comme passent toutes les heures. ( Guillaume Apollinaire )
À la santé Apollinaire I Avant d’entrer dans ma cellule Il a fallu me mettre nu Et quelle voix sinistre ulule Guillaume qu’es-tu devenu... II Le soleil filtre à travers Les vitres Ses rayons font sur mes vers Les pitres Et dansent sur le papier J’écoute...
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Du foin pour les chevaux. (Gary Snider)
Il avait conduit une bonne partie de la nuit Gary Snyder, en 2007. Depuis San Joaquin tout en bas Par Mariposa, gravissant Les dangereuses routes de montagne, Pour arriver à huit heures du matin Avec son gros chargement de foin derrière la grange À l'aide...
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Oui, c'est possible !!. ( Rainer Maria Rilke )
C’est ridicule. me voilà dans ma petite chambre, moi, Brigge, âgé de vingt-huit ans, que personne ne connait. Je suis assis ici et je ne suis rien. Et pourtant ce rien se met à réfléchir ; il réfléchit dans son cinquième étage, par un maussade après-midi...
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sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse. (Alfred de Musset)
Portrait de Musset par Charles Landelle. " Alors ces hommes de l'Empire, qui avaient tant couru et tant égorgé... se regardèrent dans les fontaines de leurs prairies natales, et ils s'y virent si vieux, si mutilés, qu'ils se souvinrent de leurs fils,...
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avec ce que nous croyons être. (Luigi Pirandello)
Pirandello en 1932 " Henri IV : Il faut leur pardonner ! ( Montrant le costume dont il est revêtu). Ce costume, ce costume qui est pour moi la caricature évidente et voulue de cette autre mascarade continuelle, de cette mascarade de tous les instants,...