Top articles
-
Le pouvoir n'est rien d'autre que la loi du plus fort.
Winedale Shakespeare Festival " Le chien montre les dents, le malheureux s'enfuit C'est une parabole de la vie politique, Le pouvoir n'est rien d'autre que la loi du plus fort. Si le chien est puissant, le chien est couronné, Un chien a le pouvoir, ce...
-
l'homme transparent. ( Marc Dugain )
" Les individus étaient tous notés par les géants du numérique en fonction de leur niveau de connexion. Le chiffre 10 n'était attribué qu'à celui qui renonçait à toute intimité et acceptait de dévoiler chaque seconde de son existence par voie de puces,...
-
Illusoire famille épousée par contrainte. ( Lucien Descaves )
Lucien Descaves, vers 1900. " Les hommes libérables, après avoir entendu la lecture du dernier rapport qui les intéressât, donnant les heures de départ et la composition des cadres de conduite, eurent la surprise d'un Ordre exemplaire où le colonel, pour...
-
Le bouquiniste et son chat. ( Rainer Maria Rilke. )
Photo L.V, 2016 "Je vais parfois me promener le long des petites boutiques dans la rue de Seine. Des marchands de vieilleries, de petits bouquinistes, des vendeurs de gravures aux devantures bondées. Personne n'entre jamais chez eux, ils ne font manifestement...
-
Rien de plus beau que des mensonges
" Pourquoi écrivez-vous ? interroge-t-on aussi. Est-ce une activité saugrenue, comme la cleptomanie ou le saut en parachute ? je regarde encore mes mains. La main droite lâche à nouveau le crayon et s'approche de mon visage. Elle ne va pas me gifler,...
-
démocratie
" Je crois à la démocratie. En même temps je crois que c'est très difficile de l'imposer, surtout aujourd'hui, compte tenu de la crise politique dans laquelle le monde baigne. Mais la pensée est la démocratie. Penser, raisonner, tenter de comprendre,...
-
le regarder dans son silence...(Laurent Mauvinier)
Laurent Mauvignier, 2014. " Un peu comme les nuits où je savais qu'il se réveillerait une heure trop tôt, une heure avant que le réveil ne sonne. Je me souviens de ces heures à regarder dans la nuit, comment je regardais ses yeux ouverts sans qu'il me...
-
pourquoi j'aime lire
" Je pense que nous n'avons pas de meilleure aide que les livres pour comprendre la vie. Les bons livres, en particulier. C'est la raison pour laquelle je lis : pour comprendre de quelle façon je dois vivre, et découvrir qui sont les autres, dans le secret...
-
ah, l'Académie !!!
" L'Académie française a toujours comporté un grand nombre de médiocres. Voyez le XVIII e siècle : c'était pire ! Quand vous regardez mon fauteuil, le seul nom que vous connaissez est Jules Romains. Voltaire disait : Nous faisons très attention de ne...
-
Les fesses qui le démangent... ( Bernard Giraudeau )
" Respire, doucement, comme tu sais faire. A la fois, j'ai besoin de cette fébrilité, de cette excitation, de cette énergie, je trépigne, je renâcle comme un cheval avant la course. Attention, l'ouverture du rideau dans cinq secondes. Les murmures s'atténuent,...
-
La vérité ( ou sur la connaissance 2 )
Dave Eggers " Il y a un homme à côté de nous, luisant, vulgaire, avec une pochette de soie qui se répand sur son complet, en train de bavarder avec une femme plus jeune que lui en velours bleu. Plus loin, deux autres hommes, qui ont gardé leur manteau,...
-
Le vieux mûrier. (Claudio Magris)
C. Magris, Photo casamerica, 2015 " Le vieux mûrier est là, noueux et verruqueux, d'innombrables années l'ont marqué de protubérances, de loupes ; de cet héritage ligneux les mûres provocantes et juteuses, plus nombreuses que les mains des habitants qui...
-
Erri de Luca 1) : incitation
" Je pense que le livre peut être une magnifique compagnie et aussi avoir la capacité de susciter des sentiments. Je suis inculpé pour incitation au crime*, mais en tant que lecteur j'ai été "incité" par des écrivains qui m'ont révélé des strates de mes...
-
Octobre. (Luc Bérimont)
" Octobre aux pigeons bleus vient glacer sur nos lèvres le jus, poisseux et fort, de nos midis mordus Des houles de vent haut gonflent et puis soulèvent la marée des prairies où les pommes ont plu. Or, levant mes regards vers le nid de la lune je vis...
-
Sens critique. ( David Lodge )
David Lodge | Alison Bryan | Flickr " Il me semble impossible pour une personne instruite, dotée d'un sens critique, de croire de manière littérale au dogme catholique. Cependant, ce langage et cette tradition chrétienne comptent à mes yeux car ils constituent...
-
Illusion, complaisance et bravoure. (Pascal et J.Morrow)
James Morrow, 2011 _ " Il est bien plus raisonnable d'être un croyant qu'un agnostique, car ce dernier a son âme immortelle à perdre, et le premier seulement ses illusions" (Pascal ) ------------- " Tout Dieu digne de ce nom devrait mépriser le gnostique...
-
Je ne serais plus au rendez-vous. (Patrick Modiano)
Patrick Modiano, 2014. " Décidément, j'étais encore prisonnier de mes vieux réflexes professionnels, ceux qui faisaient dire à mes collègues que, même pendant mon sommeil, je poursuivais mes enquêtes. Blémant me comparait à ce truand d'après la guerre...
-
Sur les ponts qui s'écroulent.
" Tous mes personnages sont des solitaires auxquels il manque quelque chose. Si la solitude traverse l'ensemble de la littérature, c'est parce qu'elle est présente à l'intérieur de chaque être humain. Imaginez qu'on construise un pont sur lequel passent...
-
la honte. ( William T.Vollmann )
" Et donc je pris un car à Greyhound pour Los Angeles qui s'arrêtait dans toutes les petites villes du désert. Le type assis à côté de moi était un vieux boulanger adorable, quatre-vingts ans bien sonnés, qui avait fait cuire des tourtes toute sa vie....
-
si seulement nous nous étions rencontrés. ( Richard Brautigan )
" J'ai vu quelqu'un dans la rue hier que je connaissais presque très bien. C'était un homme au visage aimable Richard Brautigan, par O.Dalmon et intéressant. Dommage que nous ne nous soyons pas rencontré avant. Nous aurions pu être des amis très proches...
-
Que ces deux simples faits : il vécut, il mourut. (Fernando Pessoa)
Telle est toute l'histoire de Salomon Désert. Il ne vivait que de désirs, que de combats : Fernando Pessoa en 1914. De ce mode de vie rien de rien n'est venu ; Il s'acharnait, se démenait, peine et sueur : Rien de rien n'est sorti de si dure besogne....
-
Ce qui fut n'est rien. ( Fernando Pessoa )
Fernando Pessoa en 1914. Plutôt le vol de l'oiseau, qui passe sans laisser de trace, Que le passage de l'animal dont le sol garde le rappel. L'oiseau passe et s'oublie, et c'est très bien ainsi. L'animal, là où il ne se trouve plus et où il ne sert donc...
-
au-delà des étiquettes
Alaa al-Aswany " Nous, les écrivains, devons montrer au monde que l'être humain est avant tout un être universel, au-delà de la simple identité qui fait de l'un un Occidental, de l'autre un musulman. Nous devons montrer cela, le revendiquer, parler en...
-
le temps de respirer (Marie Darrieussecq)
" Je ne me suis pas adressée tout de suite aux enquêteurs. Cela m'a d'abord pris un certain temps, avant de me rendre compte que mon mari avait disparu. Je profitais souvent du fait qu'il parte acheter la baguette pour appeler ma mère. Je raccrochais...
-
Désirs insensés
Dostoïevski en 1879. " Le monde a proclamé la liberté, ces dernières années surtout ; mais que représente cette liberté! Rien que l’esclavage et le suicide ! Car le monde dit : « Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands,...