"Nous serions pires que ce que nous sommes sans les bons livres que nous avons lus ; nous serions plus conformistes, moins inquiets, moins insoumis, et l'esprit critique, moteur du progrès, n'existerait même pas. Tout comme écrire, lire c'est protester contre les insuffisances de la vie." Mario Vargas Llosa. Discours du Prix Nobel" Je pense que nous n'avons pas de meilleure aide que les livres pour comprendre la vie. Les bons livres, en particulier. C'est la raison pour laquelle je lis : pour comprendre de quelle façon je dois vivre, et découvrir qui sont les autres, dans le secret d'eux-mêmes " Benjamin Markovits : extrait d'entretien pour Transfuges n° 31 juin-juillet 2009
" ...une des taches essentielles de la littérature, et ce qui la rend irremplaçable : surmonter cette solitude qui nous est commune à tous et cependant nous rend étranger les uns aux autres "
Simone de Beauvoir : " Tout compte fait " ( Lire, n° de février 2008 )
" Je n'ai fait aucune démarche pour empêcher de brûler le poète dont vous me parlez, sinon de dire à un
Prosper Mérimée
ministre qu'il vaudrait mieux en brûler d'autres d'abord. Je pense que vous parlez d'un livre intitulé : " Fleurs du mal " , livre très médiocre, nullement dangereux, où il y a quelques étincelles de poésie, comme il peut y avoir dans un pauvre garçon qui ne connaît pas la vie et qui en est las parce qu'une grisette l'a trompé. Je ne connais pas l'auteur, mais je parierais qu'il est niais et honnête, voilà pourquoi je voudrais qu'on ne le brûlât pas ".
Prosper Mérimée, parlant de Baudelaire dans une lettre adressée à Mme de La Rochejacquelein, du 29 août 1857.
Recueilli dans le numéro 323 du magasine " L' histoire " de Septembre 2007