Publié le 14 Mai 2008

Le 22 avril 1967, un duel à l'épée voit s'affronter Gaston Deferre au député UDR René Ribière, qui s'était fait traiter d' " abruti " par le premier, quelques jours auparavant, lors d'un débat à l'Assemblée nationale. Ce sera le dernier duel répertorié en France.

Lu dans le magazine " Lire " du mois de mai 2008; à propos du livre de François Guillet : " La mort en face. Histoire du duel de la Revolution à nos jours "

                                          

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Rédigé par jmlire9258

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Publié le 6 Mai 2008

"  Le mensonge et la vérité sont farine du même sac. Surtout pour des gens comme nous. Que savons nous des artifices à l'origine d'un acte de foi ? Rien multiplié par rien. Parce que les évènements décisifs d'un pays sont en général le produit de conspirations. Nous n'avons accès ni aux intrigues de palais ni aux messages chiffrés. Notre ignorance est si grande qu'elle nous rend vulnérables et inefficaces . J'ai l'impression que, sur le terrain politique, on n'atteint la plénitude qu'en conspirant. Le pouvoir nous chasse de ses antichambres, se débarrasse de nous, et décrète notre inutilité. Il est le seul à être en possession des faits, le seul qui serait en mesure d'établir la vérité historique. En dehors des cabinets ministériels, l'histoire se perd. Ou alors elle devient légende..."

La République des rêves : Nélida Pinon

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Rédigé par jmlire9258

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Publié le 29 Avril 2008

Ils n'ont rien à dire
ils se lisent dans les yeux
les amoureux

ils aimeraient mieux mourir que de
perdre un des deux
c'est toi que j'veux

le bon Dieu qui fait l'irlande et la Bosnie
quand il s'excuse
il fait des amoureux

Extrait de " il faut des amoureux " de J.P ferland

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Rédigé par jmlire9258

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Publié le 22 Avril 2008

 " Nous sommes tous des menteurs de naissance, prédéstinés à des vérités que même nous ne comprenons pas. Comme si nos vérités sortaient de chez le brocanteur ou le ferrailleur. Nous sommes des habitants d'un cimetière de navires, couverts de mélancolie et de rouille. Seuls les artistes échappent à cette oxydation, peut-être parce-qu'ils éclairent en partie nos tunnels, sans craindre d'affronter ces détritus, ces monstres et ces formes étranges et sans nom qu'on appelle l'âme. Je crois que seule la possibilité de vivre la tragédie nous rachèterait, parce que la tragédie  fait éclore la vérité baignée dans le sang. Mais qui a le courage de payer un tel prix pour la vérité ?

Extrait de " La République des rêves " de Nélida Piñon 1990 éditions des femmes Antoinette Fouque

 

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Rédigé par jmlire9258

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Publié le 18 Avril 2008

Michel Houellebecq (né en 1958), écrivain français, Varsovie (Pologne), 9 juin 2008
Michel Houellebecq

 

" L'humour ne sauve pas ; l'humour ne sert en définitive à peu près à rien. On peut envisager les évènements de la vie avec humour pendant des années, parfois de très longues années, dans certains cas on peut adopter une attitude humoristique pratiquement jusquà la fin ; mais en définitive la vie vous brise le coeur. Quelles que soient les qualités de courage, de sang-froid et d'humour qu'on a pu développer tout au long de sa vie,  on finit toujours par avoir le coeur brisé. Alors , on arrête de rire. Au bout du compte il n'y a plus que la solitude, le froid et le silence. Au bout du compte, il n'y a plus que la mort.

                                            Nos corps deviendront froids et simplement présents
                                            Dans l'herbe, mon Annabelle
                                            Ce sera le néant
                                            De l'être individuel

                                            Nous aurons peu aimé
                                            Sous nos formes humaines
                                            Peut-être le soleil, et la pluie sur nos tombes, le vent et la gelée
                                            Mettront fin à nos peines.   

Michel Houellebecq : " Les particules élémentaires "

 

 

 

Du même auteur, dans Le Lecturamak :





 

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Rédigé par jmlire9258

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