"Nous serions pires que ce que nous sommes sans les bons livres que nous avons lus ; nous serions plus conformistes, moins inquiets, moins insoumis, et l'esprit critique, moteur du progrès, n'existerait même pas. Tout comme écrire, lire c'est protester contre les insuffisances de la vie." Mario Vargas Llosa. Discours du Prix Nobel" Je pense que nous n'avons pas de meilleure aide que les livres pour comprendre la vie. Les bons livres, en particulier. C'est la raison pour laquelle je lis : pour comprendre de quelle façon je dois vivre, et découvrir qui sont les autres, dans le secret d'eux-mêmes " Benjamin Markovits : extrait d'entretien pour Transfuges n° 31 juin-juillet 2009
Le 22 avril 1967, un duel à l'épée voit s'affronter Gaston Deferre au député UDR René Ribière, qui s'était fait traiter d' " abruti " par le premier, quelques jours auparavant, lors d'un débat à l'Assemblée nationale. Ce sera le dernier duel répertorié en France.
Lu dans le magazine " Lire " du mois de mai 2008; à propos du livre de François Guillet : " La mort en face. Histoire du duel de la Revolution à nos jours "
" Le mensonge et la vérité sont farine du même sac. Surtout pour des gens comme nous. Que savons nous des artifices à l'origine d'un acte de foi ? Rien multiplié par rien. Parce que les évènements décisifs d'un pays sont en général le produit de conspirations. Nous n'avons accès ni aux intrigues de palais ni aux messages chiffrés. Notre ignorance est si grande qu'elle nous rend vulnérables et inefficaces . J'ai l'impression que, sur le terrain politique, on n'atteint la plénitude qu'en conspirant. Le pouvoir nous chasse de ses antichambres, se débarrasse de nous, et décrète notre inutilité. Il est le seul à être en possession des faits, le seul qui serait en mesure d'établir la vérité historique. En dehors des cabinets ministériels, l'histoire se perd. Ou alors elle devient légende..."
" Nous sommes tous des menteurs de naissance, prédéstinés à des vérités que même nous ne comprenons pas. Comme si nos vérités sortaient de chez le brocanteur ou le ferrailleur. Nous sommes des habitants d'un cimetière de navires, couverts de mélancolie et de rouille. Seuls les artistes échappent à cette oxydation, peut-être parce-qu'ils éclairent en partie nos tunnels, sans craindre d'affronter ces détritus, ces monstres et ces formes étranges et sans nom qu'on appelle l'âme. Je crois que seule la possibilité de vivre la tragédie nous rachèterait, parce que la tragédie fait éclore la vérité baignée dans le sang. Mais qui a le courage de payer un tel prix pour la vérité ?
Extrait de " La République des rêves " de Nélida Piñon 1990 éditions des femmes Antoinette Fouque
" L'humour ne sauve pas ; l'humour ne sert en définitive à peu près à rien. On peut envisager les évènements de la vie avec humour pendant des années, parfois de très longues années, dans certains cas on peut adopter une attitude humoristique pratiquement jusquà la fin ; mais en définitive la vie vous brise le coeur. Quelles que soient les qualités de courage, de sang-froid et d'humour qu'on a pu développer tout au long de sa vie, on finit toujours par avoir le coeur brisé. Alors , on arrête de rire. Au bout du compte il n'y a plus que la solitude, le froid et le silence. Au bout du compte, il n'y a plus que la mort.
Nos corps deviendront froids et simplement présents
Dans l'herbe, mon Annabelle
Ce sera le néant
De l'être individuel
Nous aurons peu aimé
Sous nos formes humaines
Peut-être le soleil, et la pluie sur nos tombes, le vent et la gelée
Mettront fin à nos peines.
Michel Houellebecq : " Les particules élémentaires "
"Le 14 décembre 1967, l'Assemblée nationale adopta en première lecture la loi Neuwirth sur la légalisation de la contraception ; quoique non encore remboursée par la Sécurité sociale, la pil...