Publié le 18 Avril 2024

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #ANNIVERSAIRE

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Publié le 16 Avril 2024

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Rédigé par jmlire9258

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Publié le 14 Avril 2024

Nul ne peut dire depuis quand
Le fossé s'est creusé,
Mais depuis peu, ils ne parlent plus.
Dans la maison plus un bruit,
On n'entend plus jaser
Ces amoureux,
Leurs voix se sont tues.

La brume soudain s'est levée,
Ils ne se voient plus.
Quel vent mauvais a-t-il fait
Qu'ils ne s'aiment plus ?

Ils ont connu les enfants,
Les baisers sur les cils,
Leur lot de larmes

et les nuits de fièvre

 

Ils ont vu les grands enfants
Les quitter pour la ville,
Remplis de larmes,
Mais remplis de fièvre.

Les jours passaient, les enfants
Ne sont pas revenus.
Comme il n'y avait plus d'enfants,
Le sont redevenus.

Nul n'aurait pu croire qu'un jour
Ils seraient à terre,
Ces amants-là qu'on a vu courir
Dans les bois profonds, les champs
Et les bras de mer,
Se parler bas, riant de s'enfuir

La nuit les aura-t-elle pris
Comme à revers ?
Ont-ils gelé dans la nuit
De ce long hiver ?

Le temps longtemps a passé
Sans même y penser.
On l'aura vu cette année
Chez eux s'arrêter.

Nul n'aurait pu penser
Qu'on les mettrait en terre
Dos contre dos, chacun son fossé,
Qu'ils s'en iraient finalement
Chacun nourrir sa terre,
Blanchir ses os
Dans son pré carré.

Quel drame les aura frappés
Juste avant le terme ?
Aura posé à leurs pieds nus
Le chrysanthème ?

Le temps longtemps a passé
Sans même y penser.
Maintenant le temps pressé
A tout emporté.

 

Paroles et musique Bastien Lallemant, Album "La maison haute", 2015.

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #Chanson vidéo

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Publié le 12 Avril 2024

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Rédigé par jmlire9258

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Publié le 11 Avril 2024

Sándor Marai (San Diego, 1959) photo : Balassi Institute & Generalitat de Catalunya

1943

 

la jungle du roman.

 

" Quelle aventure qu'un roman ! Ah, si les courageux lecteurs savaient ! Et les écrivains, encore plus courageux, qui suivent, avec une assurance innocente, les sentiers étroits de "l'action" prévue à l'avance... Quelle aventure quand le roman commence à vivre et à se développer indépendamment de notre volonté et de nos plans, et que le thème déborde de son cadre originel avec un bourgeonnement arbitraire comme si, dans un joli et agréable jardin, aménagé avec soin, arbres et plantes étaient soudain pris d'une floraison luxuriante et tropicale ! En une seconde, le roman peut devenir dangereux, le jardin se transforme en forêt vierge mystérieuse, avec des voix glapissantes, des phénomènes furtifs, de l'ombre et de la lumière, des tempêtes et des sécheresses insoupçonnées... Heureux conteurs, qui avancent dans les paysages du roman sur les rails d'un omnibus ! Il m'arrive de tomber à genoux dans la jungle qui s'est accumulée autour du thème et de continuer ma progression en rampant à quatre pattes. "

 

Sándor Márai, extrait de "Journal Les années Hongroises 1943-1948, Albin Michel, 2019. 

 

Du même auteur, dans Le Lecturamak :

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #ANNIVERSAIRE, #Extraits de livres, #Littérature Hongroise

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