Publié le 16 Octobre 2023

Voir les commentaires

Rédigé par jmlire9258

Publié dans #ANNIVERSAIRE

Repost0

Publié le 16 Octobre 2023

Voir les commentaires

Rédigé par jmlire9258

Publié dans #ANNIVERSAIRE

Repost0

Publié le 15 Octobre 2023

Voir les commentaires

Rédigé par jmlire9258

Publié dans #ANNIVERSAIRE

Repost0

Publié le 8 Octobre 2023

 

Portrait présumé de Montaigne

" Il ne faut rien projeter de si longue haleine ou au moins avec telle intention d'être affecté si l'on n'en voit la fin...

    Sortez de ce monde comme vous y êtes entré. Le même passage que vous fîtes de la mort à la vie, sans passion et sans frayeur, refaites-le de la vie à la mort. Votre mort est une des pièces de l'ordre de l'univers. c'est une pièce de la vie du monde..."

   Les mortels s'échangent la vie entre eux et, comme des coureurs, ils se transmettent les flambeaux de la vie. (Lucrèce, "De rerum natura")

   Je veux que la mort me trouve plantant mes choux mais nonchalant d'elle, et encore plus de mon jardin imparfait..."

 

                                                           

 

Michel de Montaigne : Essais Livre 1, Chapitre 20. Édition d'Emmanuel Naya, Delphine Reguig et Alexandre Tarrête, Gallimard, 2009.

 

​​​​​​​Du même auteur, dans Le Lecturamak : 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 3 Octobre 2023

A.Tabucchi, Flick.fr

 

" Je préfère les gens qui doutent, qui écoutent, qui évoluent plutôt que ceux qui imposent leurs idées et leurs croyances. L'univers est rempli de gens sans peur, des gens sûrs d'eux, de leur bon droit et de leur manière de voir le monde. Ces individus me laissent perplexe. Il faut avoir peur, c'est salutaire. la peur aujourd'hui est bonne conseillère : elle fait voler en éclat les idées reçues, les conditionnements de masse, le culte du chef. On a suffisamment connu de gens pétris de convictions autoritaires au XXsiècle pour savoir qu'ils n'apportent que des désastres. c'est pour cela que je n'aime pas les héros. Ils donnent les ordres ou bien les exécutent sans discuter...

   Si le doute m'est nécessaire pour des raisons philosophiques, j'aimerais bien me défaire de mon sentiment  de culpabilité. Je ne désespère pas de le voir disparaître à brève échéance d'ailleurs... La culpabilité est un sentiment irrationnel, le sentiment d'être responsable de tout le mal du monde. Le remords, lui, exprime une nostalgie, le regret de ce qui aurait pu être et n'a pas été. Je suis quelqu'un pétri de regrets qui se résument, in fine, en un seul : celui de ne pas être un autre, n'importe lequel mais un autre...

   La littérature donne une forme narrative au regret. Si je n'étais pas un écrivain, j'aurais une maladie de cœur ou des larmes plein les yeux..."

 

Antonio Tabucchi : extrait d'un entretien avec Catherine Argand, Magazine Lire n°237,été 1995,  recueil "Les grands entretiens de Lire", par Pierre Assouline, Éditions Omnibus, 2000. 

 

 

Du même auteur, dans Le Lecturamak : 

Voir les commentaires

Repost0