Publié le 26 Février 2024

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Publié le 24 Février 2024

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Publié le 22 Février 2024

 

"Balzac a découvert dans la grande ville une mine de mystère, et le sens qui, chez lui, est en éveil, c'est la curiosité. C'est sa Muse. Il n'est jamais ni comique ni tragique. Il est curieux. Il s'engage dans un enchevêtrement de choses avec l'air de quelqu'un qui flaire et promet un mystère, et qui vous démonte toute la machine pièce par pièce avec un plaisir âpre, vif et triomphal. Regarder comment il s'approche de ses nouveaux personnages : il les toise de toutes parts comme des raretés, les décrit, les sculpte, les définit, les commente, en fait transparaître toute la singularité et promet des merveilles. Ses jugements, ses observations, ses tirades, ses mots ne sont pas des vérités psychologiques, mais des soupçons et des trucs de juge d'instruction, des coups de poing sur ce mystère que, bon Dieu, on doit éclaircir. À cause de cela, quand la recherche, la chasse au mystère se calme et que- au début du livre ou au cours de celui-ci (jamais à la fin, parce que, arrivés à ce point, avec le mystère, tout est dévoilé) - Balzac disserte de son ensemble mystérieux avec un enthousiasme sociologique, psychologique et lyrique, il est admirable. Voir le début de Ferragus ou le début de la seconde partie de Splendeurs et Misères des courtisanes. Il est sublime. C'est Baudelaire qui s'annonce." (2 octobre 1936)

 

 

Cesare Pavese : "Le métier de vivre" 1958, 2008 pour la traduction française.

 

Du même auteur, dans Le Lecturamak : 

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Rédigé par jmlire9258

Publié dans #Extraits de livres, #Littérature Italienne, #Journal., #Écrire, #Roman, #Style

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Publié le 20 Février 2024

 

 

La cabane et quelques arbres

flottent dans le brouillard mouvant

 

J'ouvre ton corsage,

réchauffe mes mains froides

             sur tes seins

tu ris et frissonnes

en épluchant de l'ail près du

              poêle brûlant

la hache, le râteau,

le bois sont rentrés

 

nous nous appuierons contre le mur

l'un contre l'autre

alors que le ragoût mijote sur le feu

             à la tombée de la nuit

                          buvant du vin.

 

 

Gary Snider, extrait du livre "Aristocrates sauvages", Jim Harrison, Gary Snider, 2010, Wildproject pour la version française, 2011, 2022.

Gary Snider, "Montagnes et rivières sans fin" Éditions du Rocher, 2002

 

 

Du même auteur, dans Le Lecturamak :

 

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Rédigé par jmlire9258

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